Journées contenu web

  • No events

Catégories

archives mensuelles

Pourquoi je n’ai pas mis ma fille dans la classe pupitre ?

Aujourd'hui, comme chacun le sait, c'était la rentrée des classes.

Je vais donc pouvoir de nouveau constater de visu comment se déroule l'enseignement de l'informatique pour les enfants. Mais, cette année, petite nouveauté. Je passe au stade collège, tout en gardant un oeil sur l'école élémentaire :-)

Comme il est dit en titre, je n'ai pas mis ma fille dans la classe pupitre qui était proposé en 6e ! Stupéfiant, non ? Comment cela est-il possible avec un papa aussi accroc ?

Petit rappel, qu'est ce qu'une classe pupitre : Il ne s'agit pas d'une salle « informatique » comme on la conçoit habituellement, dans la mesure où la salle « pupitre » est, normalement, réservée à une seule classe de 6ème, puis de 5ème. En théorie, tous les cours de cette classe doivent avoir lieu en salle « pupitre », avec un tiers minimum du temps consacré à l'utilisation des ordinateurs. (source site de JMC).

La réponse est simple. Lorsque l'on m'a présenté l'établissement l'année dernière (précision, c'est un établissement tout neuf), il a suffit de deux questions et d'un intervention d'un enseignant. J'avais déjà évoqué les questions et les réponses dans formation continue, enseignement, e-learning... bref, l'apprentissage.

Première question : Qui s'occupe de la maintenance du matériel informatique (au passage des PC, et nous travaillons tous sur Mac à la maison).

Réponse : un enseignant est désigné comme responsable du parc de matériel, il a une décharge pour s'en occuper !

Ma réflexion : bien sûr, l'enseignant lorsqu'il sera en cours quittera son cours pour intervenir !

Seconde question : Quelle est la formation des enseignants pour utiliser la salle pupitre ?

Réponse : Ils auront je crois une formation d'une journée, mais de toute façon nous sommes en relation avec un établissement qui possède le même matériel !

Ma réflexion : Bien sûr, mais quid de la préparation des enseignements, de la médiatisation éventuelle des contenus, de l'approche différente de l'enseignement. Tout ne se résume pas en un apprentissage de l'outil. On ne doit pas faire des TIC pour faire des TIC, par obligation.

Intervention d'un enseignant : la personne présentait ses activités en cours de français et je n'ai pas pu m'empêcher de lui faire remarquer que dans le B2i (Brevet informatique et internet), il était possible de travailler de manière transversale entre différentes discipline ! Visiblement, cette personne ne mettait pas en place de tel enseignement !!!

Mais là, si je continue, je vais encore m'engouffrer dans la brèche du B2I :-( Pour ceux qui insiste, voir : Je n'ai pas le niveau B2i école, B2i : fantasme d’une génération Internet, l'éducation 2.0 existe t-elle ?, Cultures numériques, vers l'Homo Numericus ou pour retrouver d'autres articles sur l'enseignement et les TIC, avec parfois un peu de B2i...,

Allez, quand même, pour la route. La nouvelle collégienne a certainement eu son B2i des écoles. Mais en vérité je n'en sais rien car personne n'a évoqué la question à quelques niveaux : parents d'élèves, conseil d'école... C'est la grande inconnue.

Donc, ce matin, c'était la rentrée pour ma collégienne !
Je regarde ce soir son emploi du temps... Voyons voir !

Mis à part les problème de traduction. Oui, le lexique n'est pas fournit avec l'emploi du temps. Vous savez vous ce que c'est l'aide au travail ? l'AATP ? PPRE ? Moi pas... avant de regarder sur Internet :-( Pour AATP, j'ai le choix entre Agent d'Administration du Trésor Public, Agence Artistique Thierry Parent... mais rien qui n'évoque l'enseignement dans Google sur les deux premières pages :-(((

J'ai plus de chance avec PPRE : programmes personnalisés de réussite éducative ! Je lirais cela à tête reposée.

Bref, je regarde les classe est je m'aperçois que pour 6 heures de cours par semaine, ma fille peut être dans la salle pupitre (la seule de l'établissement à ma connaissance qui possède des ordinateurs) en SVT, Hist-géo, LV1, techno, mathématique, français. Seul l'EPS, l'éducation musicale, les arts plastiques ne sont jamais dans cette salle. je dis peut-être car à chaque fois la salle pupitre est doublé d'une salle sans ordinateur.

Donc, en résumé, 1/5e de son temps, elle pourrait-être devant un ordinateur (1/3 pour une classe pupitre). Nous verrons à l'usage !

Et puis, j'ai dû signer une charte pour l'utilisation de l'internet, des réseaux et des services multimédias au sein du collège.
Il est d'emblé précisé que le contenu sera adapté au fur et à mesure de l'évolution de la technologie...

Je tourne la page pour voir à quoi je m'engage (d'ailleurs, je n'ai pas encore compris pourquoi je devais signer ce document !)

J'y trouve au sein d'un phrase : ne jamais effacer les fichiers contenant les travaux d'un autre utilisateur.

Ma réaction : ah ben mince, et moi qui parfois efface des fichiers par erreur :-( et de me dire dans un second temps... Pourquoi n'ont-il pas de partition qui leur sont réservé ou mieux pourquoi ne sauvegardent-ils pas en ligne !

Me fait sourire car je sais que le contenu de la charte sera adapté au fur et à mesure de l'évolution de la technologie. Donc, je lis : «L'utilisation de disquettes ou CD-Rom personnels est strictement interdites afin d'éviter la propagation de virus». Ma fille me dit : je peux apporter ma clef USB alors (véridique :-)

Plus loin je lis : le téléchargement ainsi que la messagerie électronique sont interdits... je comprends que l'on ne puisse pas travailler en ligne, on pourrait envoyer un message ! Pourtant, on leur apprend en primaire, en théorie, les vertu de MSN dans le B2I, non ?

L'amalgame de deux articles du dernier point me fait sourire également. Premier point : Ne pas charger à l'écran des documents à caractère raciste, prosélytique (je ne suis pas certain qu'un enfant de 11 ans c'est ce que cela veut dire), extrémiste ou pornographique. Mince moi qui pensait qu'un système de contrôle parental existait sur les postes ! Et bien, non... Donc, si vous êtes un enfant, que vous vous prénommer Clara, mes p'tit chéris, avant d'ouvrir les pages, vous regardez bien si ce n'est pas indiqué que vous pouvez trouver du porno, car comme chacun sait, vous lisez entièrement la description avant de cliquer sur le premier lien ! Ah oui, lorsque vous trouver un X, cela veut dire que c'est interdit sauf si l'on travaille sur la multiplication.

Bon, je continue ma lecture... La consultation des sites doit se faire avec l'accord du professeur... gloups... enfant, prenez garde... si je mixte les deux articles, si vos enseignant vous donnent l'accord d'ouvrir un site désigné au premier point, vous lui dite non... je peux pas ! Je sais j'exagère mais cela m'exaspère de lire de telle chose et de devoir signer de tel documents.

Par contre, je n'ai rien trouvé dans l'ensemble des documents à signer (je n'ai pas encore lu le réglement intérieur, mais je doute que ce soit dedans), je n'ai pas trouvé d'autorisation de prise de vue et de diffusion de l'image de ma fille, alors que dans l'école primaire, le document existe :-)

Mais le dernier point me rassure ! L'utilisation des jeux est soumise à l'approbation du professeur !

Bon, c'est vrai... Nouvel établissement, nouvelle salle pupitre, des enseignants formés, un responsable du matériel toujours présent (sauf en dehors de ses heures de service), une charte toujours d'actualité... y'a pas à dire, je crois que je vais continuer à former mes filles encore pas mal de temps au TIC avec leur blog, l'appropriation de Flickr (elle apprend à y mettre ses mots clefs en plus de se former à la photo), les outils Google, les sauvegardes en ligne, j'ai prévu l'apprentissage du Mind Mapping...

Mise à jour le 4 septembre : un doute ! Est ce que ma fille ne serait pas dans la classe pupitre ? En effet, le bruit court que la classe de 6e de ma fille est la classe pupitre de l'établissement ! J'en ai bien l'impression car en consultant l'emploi du temps d'un élève d'une autre 6e du même établissement, il n'est jamais indiqué classe pupitre dans son document !!! Donc, allons-y pour une année (deux ? avec la cinquième) de classe pupitre. Cela promet de nouvelles sensations et de nouveaux billets :-)

"Mise à jour le 6 septembre" : Hier, en fin d'après-midi, nous, les parents de 6e devions rencontrer les enseignants et l'administration pour faire le point de la rentrée. En bon père de famille, je me suis senti dans l'obligation de m'y rendre (je vais à toutes leurs réunions et généralement, je m'inscrits comme parent d'élève.
Une présentation des différentes classes est effectué et je note que l'on indique très rapidement que la classe de ma fille est la fabuleuse classe pupitre ! J'ai attendu la fin de la réunion pour poser simplement deux questions : comment on été choisi les élèves de cette classe ? (pour cela je n'ai pas eu de réponse) et j'ai fait remarqué que si c'était la classe pupitre, le quota d'heure ne fonctionnait pas. La réponse est édifiante : en fait, la classe pupitre n'a pas encore reçu sont agrément ! Certainement mardi prochain... Et ensuite un discours flou... Nous ne sommes pas certains d'avoir tous entendu la même réponse. J'essaye de résumé, mais il y a peut-être des erreurs. Il est certain que les enseignants "certifiés" informatique comme le prof de techno peut enseigner dans ces classes, les autres n'ont pas encore reçu la formation :-(
Bref, devant l'évasiveté de la réponse, j'ai demandé aux instances dirigeantes de peut-être expliqué ce qu'était une classe pupitre... Ah oui, on m'a bien fait remarqué que les classes pupitres sont des classes expérimentales depuis plusieurs années déjà :-))

Partager et conserver :

  • Print
  • PDF
  • Add to favorites
  • email
  • RSS
  • Facebook
  • Twitter
  • Netvibes
  • FriendFeed
  • Identi.ca
  • LinkedIn
  • MySpace
  • StumbleUpon
  • Technorati
  • Scoopeo
  • viadeo FR
  • Wikio
  • Wikio FR
  • Google Bookmarks
  • Live
  • MSN Reporter
  • Yahoo! Bookmarks
  • Yahoo! Buzz
  • blogmarks
  • del.icio.us
  • Diigo
  • Blogosphere News
  • Tumblr

Technorati Tags : b2i, charte internet, classe pupitre, college, éducation, NTIC, TIC

Billets en relation :

  1. pourquoi TIC et TICE né fonctionnent pas ? Infobourg​.com pré­sente en édito­rial un résumé d’une allo­cu­tion de...
  2. Un cours avec les medias sociaux : twitter, blog… en classe pour #Internet2010 De plus en plus d’expériences de cours en liai­son avec...
  3. Chronique éducative vue par un papa : la situation à la Toussaint Pour com­men­cer, quelque réac­tion suite à la dif­fu­sion des épisodes...
  4. L’innovation des TIC à Lille et dans le Nord-​Pas de Calais Depuis 2002, la métro­pole Lilloise et le Nord-​Pas de Calais...
  5. L’utilisation des TIC en classe, au Quebec ou en France, même combat… Audrey Miller, dans son édito de L’Infobourg, Agence de presse...

10 comments to Pourquoi je n’ai pas mis ma fille dans la classe pupitre ?

  • Je com­prends tel­le­ment tout ce que tu écris !
    Le gap m’a donné tant de rage au coeur : c’est une des rai­sons qui m’a poussé à m’engager dans le réseau Apprendre 2.0…j’avais besoin de construire avec des gens qui ont le cou­rage d’avancer sur ces ques­tions si fon­da­men­tales pour nos gosses…Au sein des sys­tèmes éduca­tifs et en dehors, il y a des gens for­mi­dables qui osent ! Sachons les valo­ri­ser et les accom­pa­gner dans leurs missions !

    http://​recit​.org/​r​a​e​q​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​/​2008​/​09​/​02​/​a​p​p​r​o​c​h​e​_​p​a​r​_​c​o​m​p​e​t​e​n​c​e​s​_​a​_​l​_​u​n​i​v​e​r​s​ite

    Merci Eric pour ce billet qui donne l’envie d’aller plus loin !

    Je n\‘aime ou pas : Thumb up 0 Thumb down 0

  • eric delcroix

    Merci Florence pour se témoi­gnage… et je sou­tien effec­ti­ve­ment ton ini­tia­tive pour Apprendre 2.0

    De mon côté, je vou­lais juste parlé un peu de l’enseignement 1.0 et de la soupe que l’on nous vend :-) Lors de la ren­contre de pré­sen­ta­tion avec le col­lège, je pense que j’étais le seul parent à savoir ce qu’était une classe pupitre et le seul à connaître l’existence du B2i :-( Aussi, on peut racon­ter ce que l’on veut dans ces cas là… et j’espère que ce billet sera utile à des parents afin qu’ils prennent une déci­sion au besoin. Attention tou­te­fois, mon billet est lire avec pré­cau­tions car je connais des ensei­gnants qui uti­lisent très bien ces outils !

    Je n\‘aime ou pas : Thumb up 0 Thumb down 0

  • Sage déci­sion, Éric, mais je verse une petite larme pour les autres écoliers qui n’ont pas la chance d’avoir un papa aussi conscient de l’apprentissage.

    «Classe pupitre»… j’adore l’expression.

    Je n\‘aime ou pas : Thumb up 0 Thumb down 0

  • Très inté­res­sant, ton billet, il confirme plu­sieurs «impres­sions» que j’avais:

    - la pre­mière est que nous (les ensei­gnants, soi-​disant pro­fes­sion­nels de la com­mu­ni­ca­tion) né don­nons pas le sen­ti­ment de com­mu­ni­quer: on forme un monde entre-​soi avec ses codes (PPRE, AI etc…même moi je m’y perds, et puis je né sais pas ce qu’est une classe pupitre! ). C’est pour le moins gênant étant donné notre métier et nos mis­sions. On s’en rend mieux compte lorsqu’on est parent. Ce tra­vers se ren­contre sur­tout à par­tir du col­lège, et moins en école pri­maire. Il faut donc que l’on pro­gresse dans l’accueil des parents (l’autre jour, à la réunion pour mon fils qui rentre en 6ème, j’avais l’impression que cer­tains pro­fes­seurs par­laient à leurs élèves et non aux parents ^^).

    - la deuxième est que nous avons vrai­ment du mal à inté­grer les TIC. Ma fille, en 4 ème, n’a jamais eu rien de validé pour le B2i, elle fait très peu d’informatique, même en tech­no­lo­gie.
    Chaque année, je demande aux élèves de seconde (ex-​collègiens) des com­pé­tences acquises lors de la vali­da­tion du B21, et je suis sidéré du peu d’élèves qui mai­trisent les fon­da­men­taux sur un tableur, un trai­te­ment de texte.
    J’ai l’impression que nous (les ensei­gnants) sommes trop en décalage:

    - soit on n’a pas encore inté­gré les spé­ci­fi­ci­tés des TIC (c’est un peu le sens de tes remarques, on mèné des batailles d’arrière garde: j’ai eu des dis­cus­sions enflam­mées sur wiki­pé­dia, où 80 % des col­lègues veulent inter­dire la réfé­rence à cette encyclopédie…);

    - soit on né sait pas for­mer les jeunes (parce que soi-​même on n’est pas à l’aise, ou on fait un cours trop magis­tral etc…).La ques­tion de l’évaluation du B2i est à cet égard révé­la­trice. Quand on sait que dans 1 an ou 2, le B2i sera au bac, il y a du boulot…

    J’ai bien aimé ton billet, si tu pou­vais conti­nuer et nous tenir au cou­rant en nous don­nant aussi tes impres­sions, cela nous aiderait ^^

    Je n\‘aime ou pas : Thumb up 0 Thumb down 0

  • pro­sé­ly­tique (je né suis pas cer­tain qu’un enfant de 11 ans c’est ce que cela veut dire) »> 21 ans et j’ai du regar­der sur le wikitionnaire :-)

    Sinon, je suis d’accord, même en fac d’informatique on se retrouve par­fois avec des cours de merde avec des profs qui né mai­trisent rien du tout (mais c’est très rare et c’est les cours pour les pre­mières années).

    Mais bon, quand même, nous on est des vieux geeks, ça peut nous paraitre fou tout ça mais c’est quand même mieux que rien, n’est pas geek qui veut et c’est déjà bien qu’il y ait des gens de bonne volonté, même si ils né sont pas efficaces.

    <troll>Sinon, je trouve impen­sable qu’on apprenne aux élève à uti­li­ser Windows ou encore pire Mac OS</troll>

    Je n\‘aime ou pas : Thumb up 0 Thumb down 0

  • Chronique éduca­tive vu par un papa

    Suite à la publi­ca­tion de mon billet sur les classes pupitres des ensei­gnants et des parents m’ont demandé de don­ner régu­liè­re­ment des nou­velles, j’obéis :-)

    Au col­lège

    Le pre­mier point, ma grande fille n’a tou­jours pas péné­tré dans la salle pupitre.…..

    Je n\‘aime ou pas : Thumb up 0 Thumb down 0

  • eduKatorII

    Je vais évoquer rapi­de­ment et quelques mois trop tard le pro­blèmes des chartes puisque j’en ai moi même rédigé une avec l’équipe éduca­tive en début d’année. Le pro­blème est le sui­vant: la charte est un docu­ment qui au même titre qu’un règle­ment inté­rieur dont elle est sou­vent l’annexe, a un sta­tut quasi légal, si bien que l’on nous demande de nous pro­té­ger contre tout et n’importe quoi, pour pou­voir le bran­dir en cas d’imprévu. C’est une des rai­sons pour laquelle on te demande te signer un truc à cou­cher dehors: t’auras beau né pas avoir com­pris, si il se passé quoi que ce soit et que l’établissement est mis en cause, ça sera de ta faute. Sur ce coup la, on est un peu vic­time de la judi­cia­ri­sa­tion.
    J’ai la chance d’avoir un prin­ci­pal com­pré­hen­sif qui a accepté l’idée d’un texte orienté vers l’élève, acces­sible, et appro­priable, pensé comme un outil éduca­tif plu­tôt que comme un bou­clier juri­dique. le ris­qué, c’est que tout ça nous revienne dans la figure en cas de pépin, et je veux bien com­prendre que des col­lègues né prennent pas ce ris­qué.
    L’autre point, et tu le sou­lèves égale­ment, c’est que cette charte doit aussi pro­té­ger des déra­pages de profs non for­més. J’ai eu une demande très forte dans ce sens de la part des profs res­sources (et on les com­prend, 2h hebdo pour répa­rer les dégats des col­lègues non for­més qui se retrouve en salle pupitre parce que ça fait par­tie de la «pano­plie» de l’enseignant dyna­mique, c’est un peu juste) pour limi­ter au maxi­mum les pos­si­bi­li­tés des élèves vu l’encadrement aléa­toire fourni par celui qui emmèné ses élèves dans la salle.

    De plus on né dis­pose du cadre tech­nique suf­fi­sant pour éviter les inci­dents: tu évoques une sau­ve­garde en ligne, par exemple, mais à échelle d’un établis­se­ment, ça com­mence a deve­nir du sérieux et à deman­der des infra­struc­tures dont on né dis­pose pas tou­jours loca­le­ment (même si ça se déve­loppe net­te­ment, mettre l’ensemble des res­sources infor­ma­tiques d’un établis­se­ment en réseau, ça reste com­pli­qué, né serait ce qu’au niveau des kilo­mètres de cable a tirer) si bien qu’au cas par cas il vaut mieux apprendre à un gamin a res­pec­ter les fichiers des cama­rades plu­tôt qu’a faire place nette. Idem pour les sites, pour ton infor­ma­tion, tous les réseaux sco­laires sont fil­trés à dif­fé­rents niveaux, sim­ple­ment on né peut pas mettre des coins en caou­tchoucs par­tout, et d’un point de vue éduca­tif, je pré­fère infi­ni­ment déve­lop­per l’autonomie et expli­quer le pro­sé­ly­tisme en par­tant d’une règle de vie col­lec­tive plu­tôt que de fer­mer des robi­nets que de toutes manières, ils contournent (a 11 ans, on sait rapi­de­ment com­ment uti­li­ser un proxy s’il per­met d’acceder a dofus, et on a tou­jours un coup de retard sur eux au niveau du verrouillage).

    On en arrive au coeur du pro­blème: la for­ma­tion. Pour ma part, je né crois pas qu’un pro­fes­seur DOIVENT savoir uti­li­ser l’outil. Qu’il en est entendu parlé me semble un mini­mum, qu’il ait quelques notions est indis­pen­sable (mais ce n’est hélas pas encore le cas, entendu cette année «c’est qui Google??»), mais on enseigne pas avec un outil dont on né mai­trise que les bases (a trans­po­ser avec l’écriture par exemple). Construire une pra­tique péda­go­gique avec cet outil nou­veau et poly­morphe, c’est déjà une dis­ci­pline à part entière à laquelle peu sont pré­pa­rés. Les pres­sions sont mal­adroites de la part de la hié­rar­chie, qui né com­prend pas non plus tota­le­ment le pro­blème et qui demande aux jeunes ensei­gnants de faire comme tu le dis des «tice pour les tice» la ou une ardoise et une craie suf­fi­rait lar­ge­ment. Et on est tou­jours pas prêts à recru­ter des per­sonnes res­sources dédiées (cer­tains assis­tants d’éducations, par­fois, payés au lance pierre).

    Mon opi­nion la der­rière, c’est que d’une part on né devrait pas se pro­je­ter trop vite en avant, que d’autre part l’urgence est bien davan­tage au niveau de l’éthique que de la tech­nique. Et ça pas besoin de salle pupitre pour l’apprendre.

    Je n\‘aime ou pas : Thumb up 0 Thumb down 0

  • eric delcroix

    «Construire une pra­tique péda­go­gique avec cet outil nou­veau et poly­morphe, c’est déjà une dis­ci­pline à part entière à laquelle peu sont pré­pa­rés.» là réside cer­tai­ne­ment une grosse par­tie du mal­en­tendu :-) Beaucoup de monde pense qu’il est facile de trans­for­mer son cours en un tour de main… mais dans le fond, qu’apporte en géné­ral l’usage de l’ordinateur par les ensei­gnants ? La solu­tion effec­ti­ve­ment serait de recru­ter des des per­sonnes res­sources dédiées qui vien­draient en com­plé­ment des ensei­gnants (y com­pris pour les aider !) mais, je pose juste la ques­tion, l’enseignant accepterait-​il la pré­sence d’un autre qui pour­rait l’aider ? Je l’espère. Dans le pri­maire, il n’y a que l’enseignant à convaincre ou quelques ensei­gnants. Au col­lège, c’est la salle des profs et la direction :-)

    Je n\‘aime ou pas : Thumb up 0 Thumb down 0

  • Edukator

    C’est évident que le pro­fes­seur de base n’acceptera que très dif­fi­ci­le­ment l’aide tech­nique et la situa­tion de «ser­vi­lité» indigne de son sta­tut qu’elle implique Personnellement je né crois pas au por­tage auto­ma­tique des cours sur sup­port numé­rique, l’ancienne méthode à basde de craies et de tableaux à lar­ge­ment fait ses preuves, si bien que si la valeur ajou­tée des TICE n’est pas ave­rée dans ce cas pré­cis (a savoir pour un cours pré­cis, d’un pro­fes­seur pré­cis), alors l’investissement temps né vaut pas la peine, et mieux vaut reve­nir à une forme péda­go­gique mai­tri­sée.
    Ce qui m’étonne en revanche, c’est que struc­tu­rel­le­ment, on ait pas des gens par bas­sins, par aca­dé­mie, ou à quelque niveau que ce soit qui créent des sup­ports, les mutua­lisent à échelle natio­nale afin que le pro­fes­seur une fois for­mée, puisse pio­cher et uti­li­ser ces applets plu­tot que d’avoir a reap­prendre flash s’il veut ani­mer un cours sur la sédi­men­ta­tion. la on a un vrai défi­cit. tu crées ce genre de ser­vice, tu couples à un réfé­rent infor­ma­tique a plein temps (avec le meme sta­tut qu’un professeur/​domumentaliste/​cpe) par eta­blis­se­ment, et roule ma poule. au lieu de ça, on se débat…

    Maintenant quand tu penses que ces cons la sont capable de prendre une deci­sion type «on change d’antivirus pour kas­persky» alors que le parc est vetuste et que les 3/​4 des machines par­viennent (et c’est encore pire dans le pri­maire) a peine a lan­cer un trai­te­ment de texte en meme temps que le dit anti­vi­rus, alors oui, on se dit que les types qui gerent l’informatique, meme d’un point de vue main­te­nance et maté­riel, sont à la ramasse. Une deci­sion qui nous a couté presque 1000€ de ram et qui rend cer­tains parcs inuti­li­sables, la ou des solu­tions tech­niques gra­tuites et adap­tées exis­taient. ça en dit long.

    Je n\‘aime ou pas : Thumb up 0 Thumb down 0

  • eric delcroix

    100 % d’accord avec toi sur le non por­tage auto­ma­tique des cours sur sup­ports numé­riques dans l’état actuel. Ta sur­prise confirme la mienne… Il existe un écla­te­ment com­plet des res­sources dans une même matière, sans par­ler des que­relles de cha­pelles et autres «on né vous donne pas notre tra­vail car vous n’êtes pas adhé­rent à notre asso­cia­tion». Effectivement, je serai «pour» une solu­tion natio­nale, un recen­se­ment, par matière et par niveau, du Ministère me sem­ble­rait idéale. J’ai cepen­dant deux-​trois remarques sur cette solu­tion : Est ce que les docu­ments réa­li­sés par les ensei­gnants «de base» seraient pris en compte ou les docu­ments mis en ligna par d’autres struc­tures que celle de l’éducation natio­nale ? Et si oui, l’objection de cer­tains ensei­gnants sera : «On est payé com­bien pour çà» (je né prends pas posi­tion, par expé­rience, c’est la réac­tion de cer­tains ensei­gnants par exemple). Est ce que les parents pour­ront accé­der à cette base de don­née ? Autre réserve, on me la dite une jour alors que je pro­po­sais d’utiliser un cours exis­tant en ligne : «ah non, on né peut pas. Nous né sommes pas les auteurs !» et nous avons écrit un cours simi­laire et changé les exemples :-) Bref, d’autres sou­cis en pers­pec­tives mais ce serait déjà un grand pas.

    Je n\‘aime ou pas : Thumb up 0 Thumb down 0

  • Edukator

    Actuellement, rien n’empêche tech­ni­que­ment un pro­fes­seur de livrer un cours dont il n’est pas l’auteur (si le cours est publié ou libre). Dans tout les cas, la néces­saire réinterprétation/​réappropriation dudit cours et l’interactivité classe/​professeur induit un tra­vail dont le pro­fes­seur est l’acteur, et qui né réduisent pas vrai­ment l’importance de son rôle.
    Quant à une struc­ture hypo­thé­tique char­gée de conce­voir des sup­ports ou des cours, ou ce que l’on veut, elle devrait pour moi inté­grée à l’éducation natio­nale et faire par­tie de la struc­ture d’enseignement. ou mis­sion­née par elle et sou­mise à son appro­ba­tion. Ce mail­lion tech­nique n’existe pas aujourud’hui, la struc­ture éduca­tion natio­nale est com­po­sée de mul­tiples arti­sans, sou­vent très méri­tant au demeu­rant, qui se livrent une espèce de concur­rence gra­tuite et déloyale, ou, dans le meilleure des cas, qui consti­tuent autant de petites cel­lules indi­vi­duelles qui né se sou­cient pas vrai­ment de la santé de l’organisme (sauf lorsque l’organisme en ques­tion tou­ché aux salaires ou au mty­ho­lo­gie sta­tut). La réac­tion «on est payé com­bien», il faut né jamais avoir tra­vaillé dans une dyna­mique d’efficacité pour pou­voir la tenir. Effectivement si l’on ajou­tait cette mis­sion aux pro­fes­seurs, on aurait droit à la rue, alors même qu’elle n’est pas for­cé­ment syno­nyme de tra­vail sup­plé­men­taire (le gain de pro­duc­ti­vité peut même réduire la charge). C’est un autre pro­blème, mais à large echelle, je trouve que le fait de faire du pro­fes­seur un franc tireur tout juste chargé d’un quota d’heures de pré­sence en face d’une classe est une bêtise et que l’enseignement né sau­rait plus se satis­faire de cette rela­tion (né serait ce que parce que les élèves ont besoin d’adultes qui font «causes com­munes» avec eux, pas de mer­ce­naires qui quittent l’établissement avant eux (même si c’est pour mon­ter des cours!). La je suis pes­si­miste, je fais parti de l’EN depuis peu, suis encore rela­ti­ve­ment jeune, mais constate chez mes col­lègues, y com­pris de ma géné­ra­tion, cer­taines atti­tudes du fonc­tion­naire qui a (enfin) trouvé sa planque, qui doit mon­trer patte blanche un an ou deux, mais dont l’objectif a cours terme est sur­tout de trou­ver une situa­tion la plus tran­quille pos­sible… Chez les mar­ke­teux, on se sou­cie du client, pas dans l’éducation natio­nale. Ces der­nières lignes pes­si­mistes relèvent de mon point de vue per­son­nels sur la situa­tion. Je n’ai aucun espoir, si ce n’est en quelques ini­tia­tives indi­vi­duelles, que la struc­ture né sait ni pro­vo­quer, ni saluer, ni récom­pen­ser. Mais on se met pas en tra­vers de la grande armée avec quelques snipers…

    Je n\‘aime ou pas : Thumb up 0 Thumb down 0

Leave a Reply

 

 

 

You can use these HTML tags

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Newsletter